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Combien d’heures faut-il travailler pour toucher le chômage ? Les nouvelles règles

Vous venez de terminer un CDD, une mission d’intérim ou vous envisagez de quitter votre emploi ? Une question revient immédiatement : combien d’heures faut-il avoir travaillé pour toucher le chômage en France ?

En 2026, la règle générale est assez simple : il faut avoir travaillé au moins 130 jours ou 910 heures, soit environ 6 mois, pour pouvoir ouvrir des droits à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Mais depuis le 1er avril 2026, une nouvelle règle permet à certains demandeurs d’emploi d’accéder à l’assurance chômage après seulement 108 jours ou 758 heures de travail.

Attention toutefois : avoir suffisamment travaillé ne suffit pas à garantir automatiquement une indemnisation. La manière dont votre contrat s’est terminé, votre âge et votre situation personnelle entrent également en jeu.

Combien d’heures faut-il travailler pour toucher le chômage en 2026 ?

Dans le cas général, pour bénéficier de l’ARE, vous devez justifier d’au moins :

  • 130 jours travaillés ;
  • ou 910 heures travaillées ;
  • ce qui représente environ 6 mois de travail.

Il n’est pas obligatoire d’avoir effectué ces 910 heures auprès d’un seul employeur. Plusieurs périodes d’emploi peuvent être prises en compte lorsqu’elles répondent aux conditions de l’assurance chômage.

La période pendant laquelle France Travail recherche ces jours ou ces heures dépend notamment de votre âge :

Votre situation Durée de travail généralement requise Période prise en compte
Moins de 55 ans 130 jours ou 910 heures 24 derniers mois
55 ans ou plus 130 jours ou 910 heures 36 derniers mois
Certains primo-entrants depuis avril 2026 108 jours ou 758 heures 24 ou 36 derniers mois selon l’âge
Travailleurs saisonniers 108 jours ou 758 heures de contrats saisonniers Selon la période de référence applicable
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À retenir : lorsque l’on parle de « 6 mois de travail pour avoir droit au chômage », il s’agit donc principalement d’un raccourci correspondant aux 130 jours ou 910 heures exigés dans le cas général.

Une nouvelle règle depuis le 1er avril 2026 pour les primo-entrants

C’est l’un des changements importants à connaître en 2026. Certains demandeurs d’emploi peuvent désormais ouvrir leurs premiers droits avec une durée de travail plus courte.

La durée minimale peut être ramenée à 108 jours travaillés ou 758 heures, soit environ 5 mois, lorsque le demandeur d’emploi est considéré comme un primo-entrant.

Sont notamment concernés les demandeurs d’emploi qui n’ont jamais bénéficié de l’assurance chômage ou qui n’en ont pas bénéficié depuis plus de 20 ans, sous réserve de remplir les autres conditions.

Cette distinction est importante : les 758 heures ne remplacent donc pas les 910 heures pour tout le monde. Pour la majorité des salariés, le seuil de référence reste de 910 heures.

Faut-il effectuer les 910 heures avec le même contrat ?

Non. France Travail peut prendre en compte les périodes travaillées au titre d’un ou de plusieurs emplois.

C’est particulièrement intéressant pour les personnes qui enchaînent les CDD ou les missions temporaires. Si vous êtes dans cette situation, notre guide pour s’inscrire en agence d’intérim et trouver des missions peut également vous aider à reprendre rapidement une activité professionnelle.

Il existe toutefois des règles précises pour comptabiliser les jours. France Travail retient notamment au maximum 5 jours travaillés par semaine civile. Si plusieurs emplois sont exercés simultanément, une même journée n’est pas comptabilisée plusieurs fois.

Quelles sont les autres conditions pour toucher le chômage ?

Atteindre 910 heures de travail ne signifie pas que l’ARE sera automatiquement versée. Plusieurs autres conditions doivent être respectées.

Il faut notamment :

  • être involontairement privé d’emploi, sauf exceptions prévues pour certaines démissions ;
  • s’inscrire auprès de France Travail ;
  • être à la recherche effective d’un emploi ;
  • résider sur le territoire où s’appliquent les règles de l’assurance chômage ;
  • être physiquement apte à exercer un emploi ;
  • respecter les autres conditions liées à sa situation personnelle et professionnelle.
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Une fin de CDD, un licenciement ou encore une rupture conventionnelle peuvent notamment permettre l’ouverture de droits lorsque les autres conditions sont réunies.

Les heures supplémentaires comptent-elles pour le chômage ?

La question des heures supplémentaires est un peu plus subtile qu’un simple cumul d’heures figurant sur vos fiches de paie.

L’ouverture des droits est déterminée à partir de la durée d’affiliation retenue par France Travail. Les rémunérations liées à votre activité professionnelle peuvent par ailleurs intervenir dans le calcul du salaire de référence servant à déterminer le montant de votre allocation.

Il est donc préférable de conserver soigneusement vos bulletins de salaire, contrats et attestations employeur. Pour mieux comprendre les différentes informations présentes sur une fiche de paie, vous pouvez également consulter notre article consacré à la lecture du bulletin de salaire et des congés payés.

Peut-on toucher le chômage après une démission ?

C’est probablement le cas qui crée le plus de confusion. En principe, une démission volontaire n’ouvre pas automatiquement droit à l’ARE, puisque le salarié est à l’origine de la rupture de son contrat.

Il existe néanmoins des exceptions. Certaines situations sont reconnues comme des démissions légitimes et peuvent permettre de percevoir l’allocation chômage lorsque les autres conditions sont réunies.

D’autres dispositifs existent également, notamment dans certaines situations de reconversion professionnelle.

Et si ma démission n’est pas considérée comme légitime ?

Tout n’est pas nécessairement perdu. Une personne qui retravaille suffisamment après sa démission avant de perdre involontairement ce nouvel emploi peut retrouver la possibilité d’être indemnisée.

Il est notamment possible, sous certaines conditions, de retrouver une possibilité d’indemnisation après avoir retravaillé au moins 65 jours ou 455 heures à la suite de la démission.

Une personne toujours sans emploi peut également demander un réexamen de sa situation après 121 jours de chômage. France Travail examine alors notamment les démarches réellement entreprises pour retrouver un emploi.

Vidéo : mieux comprendre ses droits au chômage

Les règles de l’assurance chômage comportent de nombreux cas particuliers. Cette vidéo permet de compléter les explications et de mieux visualiser les principes liés à l’ouverture des droits :

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Les règles évoluant régulièrement, pensez toutefois à vérifier les informations correspondant précisément à votre situation auprès de France Travail.

Combien de temps peut-on toucher le chômage en 2026 ?

Il faut distinguer deux notions : la durée minimale de travail nécessaire pour ouvrir des droits et la durée pendant laquelle l’ARE peut ensuite être versée.

La durée d’indemnisation dépend notamment de votre période d’activité, de votre âge et des règles d’assurance chômage applicables au moment de la fin de votre contrat.

Il n’est donc plus pertinent d’affirmer, comme on pouvait le lire dans certains anciens tableaux, que toute personne de moins de 53 ans dispose automatiquement de 24 mois d’indemnisation ou qu’un demandeur d’emploi de plus de 55 ans bénéficie systématiquement de 36 mois.

Le calcul doit être effectué à partir de la situation individuelle du demandeur d’emploi. Les règles d’indemnisation ont en effet connu plusieurs évolutions ces dernières années.

Et si vous retravaillez pendant votre période de chômage ?

Reprendre une activité ne signifie pas nécessairement perdre définitivement ses droits. Selon votre situation, vous pouvez reprendre le versement de droits déjà ouverts puis, lorsque les conditions sont réunies, bénéficier du rechargement de vos droits.

Pour recharger ses droits, la règle générale demande de nouveau une période minimale d’activité correspondant à 130 jours ou 910 heures.

Les travailleurs temporaires doivent par ailleurs être attentifs aux dispositifs de protection propres à leur statut. Si vous enchaînez les missions, découvrez par exemple le fonctionnement de la prévoyance santé des intérimaires et la protection de leurs revenus.

En résumé : combien d’heures faut-il pour avoir droit au chômage ?

Pour faire simple, retenez surtout ces chiffres :

  • 910 heures ou 130 jours : seuil applicable dans le cas général ;
  • 758 heures ou 108 jours : seuil pouvant s’appliquer notamment aux travailleurs saisonniers et, depuis le 1er avril 2026, à certains primo-entrants ;
  • 24 mois : période habituelle dans laquelle les jours sont recherchés pour les moins de 55 ans ;
  • 36 mois : période de recherche pour les personnes âgées de 55 ans ou plus.

Le nombre d’heures travaillées n’est cependant qu’une partie de l’équation. Le motif de fin du contrat, votre parcours professionnel et votre situation personnelle peuvent modifier vos droits.

Avant une démission ou toute autre décision susceptible d’avoir un impact sur votre indemnisation, mieux vaut donc effectuer une simulation et vérifier votre situation directement auprès de France Travail. Quelques heures de travail peuvent parfois faire la différence entre une ouverture immédiate des droits et plusieurs semaines ou mois supplémentaires à attendre.

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